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Le poids de la Couronne

Summary:

1715 – L’île de New Providence est aux mains des pirates. Sous la menace de la flotte britannique, nombreux sont contraints de rester ancrés à Nassau. Parmi eux, le capitaine Flint se prépare à une périlleuse chasse au trésor, entrainant le retour de sa protégée dans les affaires de l’île.

Notes:

Black Sails est la propriété de STARZ.
Les personnages nouveaux (O.C.) ainsi que leurs histoires sont propriétés de l'auteur de cette fanfiction. Toute ressemblance de près ou de loin avec un(e)/des personne(s) ou évènement(s) réel(s) serait fortuite et non volontaire.

(See the end of the work for more notes.)

Chapter 1: PROLOGUE

Chapter Text

Black Sails est une série basée sur certains personnages du roman « L'Île au trésor » (Treasure Island) de Robert Louis Stevenson durant l'âge d'or de la piraterie (1650 – 1730). L'ensemble de cette série (scénarios, personnages, contenus, mise en scène) est la propriété de STARZ.

Les personnages nouveaux (Original Characters) qui ne proviennent ni de l'ouvrage de Robert Louis Stevenson, ni de la série appartenant à STARZ, sont propriétés de l'auteur de cette fanfiction. Idem pour leurs histoires et péripéties. Toute ressemblance de près ou de loin avec une/des personne(s) ou évènement(s) réel(s) serait fortuite et non volontaire.

Fanfiction en rate M, car Black Sails est une série dédiée à un public mature. Certains éléments de dialogues ou descriptions correspondront à l'ambiance réaliste du monde de la piraterie, volontairement dépeinte par la série.

Cette fanfiction respecte la majeure partie du canon d'origine, tout en introduisant de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues. Elle est découpée en quatre livres correspondant au nombre de saisons de la série originale.

Cette fanfiction n'a pour seul but que le divertissement des personnes qui la liront et le plaisir d'écrire de son auteur.


PROLOGUE

 

1715 – Indes Occidentales

Les pirates de l’île de New Providence menacent le commerce maritime de la région.

Les lois de tous les pays civilisés les déclarent hostis humani generis. Ennemis de toute l’humanité.

En réponse, les pirates adoptent leur propre doctrine… La guerre contre le monde entier.


- « Bonjour monsieur Davis. Où en sommes-nous avec la cargaison du capitaine Wayans ? »

L’homme répondant au nom de Davis se détourna de son livre de compte sur lequel il était penché et leva la tête vers un homme à la peau noire.

- « Ah ! Monsieur Scott ! Bien le bonjour. La cargaison du capitaine Wayans est prête à être embarquée pour partir en direction d’Andros Town. Oh ! Et une missive est arrivée ce matin par bateau, à l’attention particulière de madame Guthrie. »

Scott prit l’enveloppe que l’homme lui tendit et observa le cachet de cire rouge au dos du papier. Il ne vit aucun sceau apposé dessus, à l’exception d’un simple cercle.

- « Et d’où provient cette missive ? »

- « De Dunmore Town, monsieur. »

Scott resta silencieux. Comprenant l’identité de l’auteur de la lettre qu’il avait entre les mains, il préféra ne pas tarder à l’apporter à sa destinataire.

- « Y avait-il autre chose ? » Demanda l’homme, plus par correction que par réel besoin, puisqu’il connaissait déjà la réponse.

- « Non, monsieur. »

- « Très bien. Assurez-vous que la cargaison du capitaine Wayans ait quitté la baie avant midi. »

Ce fut les derniers mots de monsieur Scott avant qu’il ne quitte l’entrepôt et retourne en ville.

Nassau était en pleine effervescence malgré l’heure matinale. Cet endroit rempli de pirates ne s’arrêtait, pour ainsi dire, jamais. À toute heure du jour, comme de la nuit, il y avait toujours du bruit, un coin animé, des gens éveillés. Scott avait de plus en plus de mal à supporter cette ambiance en pensant que l’une des personnes, la plus importante à ses yeux, y réside.

Arrivé au niveau d’un grand bâtiment abritant une taverne, l’homme pénétra rapidement à l’intérieur et se dirigea vers une double porte se trouvant au rez-de-chaussée. Il ne prêta pas attention à l’un des hommes dans la grande salle qui était en train de monter sur une table. Prenant à peine le temps de frapper, Scott entra directement à l’intérieur où il trouva une jeune femme blonde assise derrière un bureau, en train d’écrire sur un grand livre de compte.

Cette dernière releva immédiatement la tête, une lueur de colère dans les yeux avant de se radoucir.

- « Ce doit être très important pour que tu ne daignes pas toquer. » Lança la jeune femme en baissant de nouveau les yeux vers son livre de compte. « Tu as de la chance que je sois seule. Imagine si j’avais été en train de passer un énième savon à l’un de ces rustres. »

- « Veuillez me pardonner, madame, mais il est vrai qu’il s’agit de quelque chose de la plus haute importance. » Répondit Scott en refermant prudemment la porte derrière lui.

- « Mon père est mort ? » Demanda la jeune femme en levant la tête d’un air détaché.

- « Non, madame. »

L’homme s’approcha du bureau et lui tendit l’enveloppe. Cette dernière la prit immédiatement. À l’attention d’Eleanor Guthrie. Elle observa son nom écrit et le cachet de cire au dos de la missive. Le cercle l’interpella. Il s’agissait d’un code entre elle et sa correspondante. Une ruse afin que personne ne puisse remonter la piste de l’auteur de la lettre. Une fois ouverte, Eleanor constata sans surprise que le contenu était codé. Une autre mesure de précaution afin que personne ne puisse savoir les consignes qu’échangeaient les deux personnes. Il s’agissait d’un code que seule elle et l’envoyeur connaissent. Même monsieur Scott, pourtant bras droit d’Eleanor, ne pouvait traduire ces messages.

Tenant de quoi écrire, la jeune femme commença à faire des annotations sur la feuille, dégageant ainsi le texte original qui y figurait. Cela ne prit que quelques minutes avant que le contenu de la lettre ne lui fut dévoilé.

Dunmore Town, Harbour Island, 1715

Eleanor,

Tu dois te demander le pourquoi de cette missive sortant totalement de nos habitudes. Mais je n’avais pas le temps de t’envoyer une nouvelle cargaison pour que cette lettre te parvienne. Comme nous nous y attendions, les vaisseaux britanniques se multiplient de plus en plus dans les eaux des Bahamas. La Royal Navy a commencé à prendre progressivement place le long d’Eleuthera Island, du sud vers le nord. Comme tu le sais, cette île toute en longueur est un bouclier pour New Providence face à l’avancé des troupes britanniques. Mais je n’en suis plus certaine aujourd’hui. D’autant qu’Harbour Island va bientôt suivre.

C’est pourquoi tu comprendras, à l’heure où tu liras ces mots, que j’ai fait déplacer mes réserves personnelles vers Andros Island. Je pense être surveillée. Le commerce de Nassau perturbe l’ordre britannique et dès qu’ils auront réunis suffisamment de preuves, je ne me fais pas d’illusions concernant mon sort. Tout comme le tien, celui de ton père et toutes les âmes peuplant New Providence. Il me reste encore des dispositions à prendre à Dunmore Town avant que je ne disparaisse à bord du navire qui y est amarré.

Si Nassau veut survivre, il va falloir la renforcer et protéger la baie. Je crains que nous ne soyons en sursis, comme nous l’avions toujours pensé, toi et moi. Il nous reste encore du temps. Fais ce que tu pourras pour continuer à vivre comme tu le fais. Et ne perd pas espoir.

Bien à toi,

Kiara Dève

- « Des mauvaises nouvelles, madame ? » Lança monsieur Scott qui pouvait voir le visage d’Eleanor pâlir à vue d’œil. Cette dernière releva la tête rapidement.

- « Ce n’est rien, ne t’en fait pas. »

La jeune femme roula alors la lettre et prit ensuite de quoi allumer la chandelle se trouvant sur son bureau. L’homme la regarda faire pour la énième fois cette action, interdit. À chaque fois qu’Eleanor Guthrie recevait ce type de missive, elle les brulait immédiatement après les avoir lus. La jeune femme se leva sans un mot, tenant du bout des doigts la lettre qui lentement se faisait dévorer par les flammes.

Scott alla souffler la bougie tandis que sa patronne jeta le bout de papier presque entièrement calciné dans l’âtre de sa cheminée.

- « Elle vous a fait parvenir des nouvelles inquiétantes ? » Demanda à nouveau l’homme pour sortir Eleanor de son silence.

Cette dernière regardait la petite flamme disparaitre au milieu des cendres, pensive.

- « Non. Tout va très bien pour l’instant mais… Il se pourrait que d’ici peu, nous soyons obligés de revoir certains points concernant notre organisation commerciale. »